Gilles Caron : Photos de guerre

Gilles Caron

La Fondation Gilles Caron présente une sélection de photographies de guerre de Gilles Caron.
Cet événement est corrélé à l’inauguration d’une stèle dédiée à la mémoire des reporters disparus, rendant notamment hommage à Gilles Caron.

Jeune photographe disparu au Cambodge le 5 avril 1970, à l’âge de 30 ans, Gilles Caron connaît une carrière fulgurante, laissant derrière lui près de 700 reportages. De son premier grand reportage sur la guerre des Six Jours qui propulse l’agence GAMMA au rang des meilleures agences mondiales en 1967, à sa détention au Tchad début 1970, arpentant l’histoire à travers mai 68, Prague, Derry, le Biafra, le Cambodge, le Vietnam… et toute la vie politique et artistique française, Gilles Caron livre un témoignage d’une intensité encore intacte, presque 50 ans après sa disparition. Avec l’élégance qui le caractérise, il sait façonner, au cœur de l’actualité, des images puissantes et emblématiques qui font de lui l’un des acteurs majeurs de la photographie, au-delà du reportage.

Mobilisé en Algérie pendant son service militaire, Gilles Caron nourrit peu à peu un sentiment de détestation des atrocités de la guerre. Après mure réflexion – dont son étonnante correspondance témoigne – il décide de déserter. Dès lors, son regard sera centré sur les individus, populations comme militaires dans leur vie civile. Sans excès ni artifice, les événements majeurs qu’il relate illustrent une large typologie de conflits du XXème siècle : guerre civile, guerre éclair, famine organisée… dénonçant sans relâche la violence à laquelle il assiste, en dépit de tous les risques. Intellectuel précoce et insoumis, amoureux d’art et de cinéma, Gilles Caron lègue une vision empreinte de l’engagement absolu qui fut le sien, et de sa profonde créativité.

Musée Mémorial de la Bataille de Normandie
Boulevard Fabien Ware
Ouvert tous les jours de 10 à 12h30 et de 14h à 18h
Ouverture exceptionnelle jeudi 6 octobre jusqu’à 19h
Entrée Libre

 

Crédit : ©Gilles Caron


L’errance des réfugiés à travers l’Europe

Migrants wait under an heavy rain, outside the Moria registration camp, on October 23, 2015, on the Lesbos island. Many Syrian families with small children are currently forced to walk a distance longer than the Athens Marathon from the beaches where they land to the points of registration near the port capital of Mytilene. Buses provided by local authorities and rides by volunteers do not suffice, especially as many refugees continue to land at night. Over 400,000 people have landed on Greek islands from neighbouring Turkey since the beginning of the year, most of them fleeing the civil war in Syria. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS / AFP PHOTO / ARIS MESSINIS

Exposition collective des photographes de l’AFP

L’Europe a été confrontée depuis l’été 2015 à un afflux de migrants sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Des vagues de réfugiés venus principalement de Syrie, d’Irak, mais aussi de la Corne de l’Afrique, d’Afghanistan ou du Pakistan arrivent aux portes de l’Europe dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure.
Selon le décompte de l’ONU, plus d’un million de personnes sont arrivées dans l’Union européenne en 2015, et quelque 260 000 sur les 6 premiers mois de l’année 2016.
Dans le monde, ils ont été plus de 65 millions l'an dernier à fuir les conflits et les persécutions, un chiffre record selon le Haut Commissariat aux Réfugiés. On considère qu'un habitant de la planète sur 122 est aujourd'hui une personne qui a été forcée de quitter son foyer.
L’AFP retrace le cheminement des migrants à travers l’Europe de juin 2015 à juillet 2016. La localisation géographique des images permet de suivre les itinéraires empruntés à travers le continent.

 

Le visiteur peut également consulter des contenus multimédias associés, représentés sous forme de code et accessibles instantanément à l’aide d’un Smartphone.

Exposition en extérieur, dans la ville de Bayeux.
Le parcours est détaillé dans un document disponible en ligne ici, à l’office de tourisme et dans les lieux publics.

Crédit :
Cette exposition est réalisée avec le soutien de l’AFD, de l’UNHCR et de Nikon.

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Nicolas Poincaré présentera la soirée de remise des prix

Nicolas PoincareLauréat du Prix Bayeux-Calvados en 1996 pour un reportage sur la guerre en Tchétchénie, Nicolas Poincaré présentera la soirée de remise des prix le samedi 8 octobre. Il succède à Lucas Menget.

Nicolas Poincaré débute sa carrière à Radio France Lyon en 1987. Il rejoint France Info en tant que grand reporter de 1988 à 2000. Il couvre les principaux conflits : la guerre en Bosnie, en Tchétchénie, au Kosovo, en Irak, le génocide au Rwanda.

De 2001 à 2006, il est grand reporter pour le magazine Sept à Huit sur TF1 et travaille également au sein des rédactions de France Inter. En août 2006, il présente On refait le monde, émission de débats sur RTL. Il rejoint France Info en septembre 2009 pour présenter la matinale de 7h à 10h. Le 28 février 2011, il quitte France Info pour Europe 1 et y présente Europe 1 Soir du lundi au vendredi. En septembre 2014, il succède à Benoit Duquesne à la présentation de l’émission Complément d’Enquête sur France 2, en parallèle de son émission sur Europe 1.

Copyright : Storybox – Europe 1


[Audio] "Disparus"

Trois soirées pour mieux comprendre l’actualité internationale à travers Les Rencontres du Prix Bayeux-Calvados.

Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles

“Disparus” est une enquête sur la face cachée d’une guerre toujours en cours. Loin des bombes et des villes en ruines, ce film documente l’utilisation d’une arme invisible qui ravage la population syrienne depuis 2011 : la disparition de plus d’une centaine de milliers de Syriens – peut-être autant que les victimes du conflit armé selon certains témoins, soit plus de 200 000 personnes.

Tandis que les fanatiques de Daesh mettent en scène leurs crimes de manière spectaculaire et médiatique, ces disparitions innombrables révèlent l’implacable machine de mort secrètement mise en place par le régime syrien. La torture, l’arbitraire et la cruauté en sont les terribles rouages. Les survivants racontent l’indicible et des photographies officielles exfiltrées clandestinement montrent l’inimaginable : des corps suppliciés par milliers, tous marqués d’un numéro – preuves d’un système organisé du meurtre par le régime de Bachar Al Assad.

Les victimes sont issues de tous les milieux de la société syrienne. Avant 2011, Tarik était un homme d’affaires prospère, Rweida, une professeur de maths à Damas et Nayla, une mère de famille sans histoire. Pendant des mois, ils ont été détenus au secret et torturés par les services de sécurité du régime ou ont cherché leur proche en silence. Ils sont les témoins directs d’une machine infernale, dévouée à la survie du régime de Damas.

En Europe et au Proche-Orient, Sophie Nivelle-Cardinale et Etienne Huver ont rencontré ces témoins d’une tragédie qui se déroule dans l’indifférence de la communauté internationale. Pour la première fois, des familles en exil, des survivants mais aussi des complices du régime, racontent cet « État de barbarie » qui fait la loi dans la Syrie de Bachar Al Assad.

La projection sera suivie d’un débat animé par Michel BEURET, avec Garance Le Caisne et les réalisateurs du documentaire, Sophie Nivelle-Cardinale et Etienne Huver.

Biographies des réalisateurs

Sophie Nivelle-Cardinale, 37 ans, est grand reporter et réalisatrice indépendante. En 2010, elle s’installe au Liban et couvre, à partir de 2011, la guerre en Libye et en Syrie. Finaliste du Prix Albert Londres en 2013 pour ses reportages d’actualité en Syrie diffusés sur ARTE, elle a remporté en 2013 le Prix Bayeux Des Correspondants de Guerre pour un reportage diffusé dans le JT de TF1 “Au coeur de la bataille d’Alep” – qui a également remporté le Prix des Lycéens-Fondation Varenne.

Etienne HUVER, 39 ans, est grand reporter. Diplômé de L’Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA), il a travaillé pendant 13 ans au sein du service Reportage de la radio RTL. Il a notamment couvert les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et le début de la guerre en Irak en 2003. Il a reçu, en 2004, le 3ème prix Alexandre Varenne des journalistes de radio.
Journaliste indépendant depuis 2012, il a réalisé plusieurs magazines télé en Afrique et au Proche Orient pour France 24, Arte Reportage et Envoyé Spécial. Son reportage “Mali : enquête sur des exactions”, diffusé en février 2013, a été sélectionné au Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre.

En coproduction avec ARTE G.E.I.E, avec la participation de la RTS Radio Télévision Suisse, et le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée.

La projection sera suivie d’un débat avec notamment Sophie Nivelle-Cardinale et Étienne Huver
Production: What’s up films / Song Pham


[Audio] Soirée grands reporters

Trois soirées pour mieux comprendre l’actualité internationale à travers Les Rencontres du Prix Bayeux-Calvados.

Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles

«L’organisation djihadiste Daesh peut-elle créer un véritable état ?»

Pas une semaine en 2015 sans que l’actualité ne porte à la une «Daesh», «Djihad», «Etat Islamique», «Terrorisme». Ces mots qui composent à eux seuls l’univers d’un seul réseau dépassent aujourd’hui les frontières syriennes et irakiennes : des actions en Tunisie, au Koweït, dans le Sinaï égyptien, des fractions en Afghanistan et en Libye, des bases logistiques dans des paradis touristiques comme les Maldives, et des combattants venus de tous horizons, Occident compris. Guerre de religion et de territoire, instauration de la terreur, guerre de communication, contrôle des ressources énergétiques, bras de fer géopolitique, au delà des propagandes et des mythes préfabriqués par le reflet médiatique, une soirée pour cerner Daesh, de sa genèse à son développement.

L’organisation a-t-elle les moyens de son ambition et peut-elle réellement devenir un état islamique ? Quels impacts auprès des populations locales ?

De quels relais dispose Daesh à travers le monde ?

Barak Obama déclare une guerre sans merci à l’organisation djihadiste mais la communauté internationale a-t-elle les moyens d’éradiquer Daesh sans allumer d’autres foyers terroristes ?

Une soirée préparée et animée par Eric Valmir (France Inter) avec notamment Patrick Cockburn, Pierre-Jean Luizard, Jean-Pierre Perrin (Libération) et Hélène Sallon (Le Monde).


[Audio] Paroles de Photographes : Les mutations visuelles de la guerre

Trois soirées pour mieux comprendre l’actualité internationale à travers Les Rencontres du Prix Bayeux-Calvados.

Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles

Les temps changent et la nature des conflits aussi. De la guerre du Vietnam couverte par des photographes incorporés dans l’armée américaine avec statut d’officier, à la guerre quasi sans images de Syrie où les photographes sont considérés comme des cibles privilégiées, le statut des photographes de guerre s’est considérablement détérioré. Si on ajoute à cela l’effondrement du marché de la presse autrefois commanditaires de reportages sur les terrains de conflits, nous ne devons plus compter que sur la foi et la témérité de quelques rares photographes de guerre pour nous livre les témoignages précieux de cette actualité devenue quasi invisible.
Pour comprendre cette évolution du métier et de la photographie de conflit, nous vous invitons à rencontrer trois photographes de génération différente au cours d’un débat organisé par Alain Frilet de l’association Parole de Photographes.
Seront ainsi à l’honneur, Patrick Chauvel qui couvre l’actualité internationale depuis plus de 40 ans et dont la réputation et le talent sont lisibles dans chacun des ses reportages ; Alvaro Canovas, photographe à Paris Match, qui couvre la scène conflictuelle internationale depuis 25 ans et Laurence Geai, une jeune photographe qui a décidé de prendre la relève de ses aînés et qui vient de passer plusieurs semaines dans les Territoires occupés de Cisjordanie.


Prix Bayeux-Calvados 2015 : revivez la cérémonie en intégralité

Ce samedi 10 octobre se déroulait à Bayeux la cérémonie de remise de prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Au total, une dizaine de trophées ont été décernés, honorant le travail de ces journalistes qui exercent leur profession dans des zones particulièrement exposées.

Une 22e édition qui a été fortement marquée par un hommage aux victimes de l’attentat perpétré le 7 janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo. Les noms de Charb, Wolinski, Cabu, Tignous, Honoré, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Elsa Cayat se sont ainsi rajoutés sur une stèle commémorative à la liste des journalistes décédés sur le terrain en 2014 et 2015.

Selon “Reporters sans frontières”, 71 journalistes ont perdu la vie en exerçant leur métier.

 

Revivez l’intégralité de la cérémonie :


Retour sur la 21e édition avec une vidéo réalisée par NIKON

Échanges, témoignages, décryptage de l’actualité avec ceux qui la couvrent au quotidien, fenêtre ouverte sur un monde en perpétuelle turbulence, c’est cet « arrêt sur images » que propose le Prix Bayeux-Calvados à travers des expositions inédites, un salon du livre, des forum-médias, des soirées débats, des projections de documentaires, des opérations tournées vers les jeunes…