Imagine: Reflections on peace

Derry, Irlande du Nord, 1996. © Gilles Peress / Magnum / for Imagine: Reflections on Peace

 

Du 5 octobre au 1er novembre

Fondation VII

En 2003, Gary Knight est revenu d’Irak après avoir photographié l’invasion du pays par les États-Unis et le renversement de Saddam Hussein. À l’instar de beaucoup de ses collègues, c’est en couvrant les conflits que Gary Knight avait défini et forgé sa carrière. Mais cette fois-là, c’était différent : épuisé de faire face à la violence, il a commencé à réfléchir à la paix.

« En repensant à tous les pays que j’avais couverts en temps de guerre, j’en arrivais à la conclusion que la paix n’était pas une réussite franche et éclatante. Dans certains cas, tout ce que l’on pouvait dire était que la paix était une solution moins pire que la guerre ; un constat qui me semblait relever d’un niveau d’exigence bien bas. La paix est imparfaite par essence. Les bienfaits de la paix sont insaisissables pour les hommes et femmes vivant actuellement dans des sociétés post-conflits. Pourquoi est-il si difficile de parvenir à une paix satisfaisante alors qu’elle est si simple à imaginer ? »

C’est cette idée qui a inspiré « Imagine: Reflections on peace », un projet qui encourage le débat et le dialogue sur la consolidation de la paix et la résolution des conflits : un recueil d’images intenses et de textes incisifs montrant une vision à petite et grande échelle de la paix, avec ses inégalités en termes de réussite économique, stabilité politique et cohésion sociale.

 

Des Palestiniens fuient l’attaque. Près de 1 500 d’entre eux sont morts dans le massacre de Karantina, perpétré par des tireurs phalangistes chrétiens. Beyrouth, Liban, janvier 1976. Don McCullin
Des Palestiniens fuient l’attaque. Près de 1 500 d’entre eux sont morts dans le massacre de Karantina, perpétré par des tireurs phalangistes chrétiens. Beyrouth, Liban, janvier 1976.                                         © Don McCullin/Contact Press Images

 

 

La Fondation VII a demandé à plus d’une douzaine de reporters et photojournalistes de retourner dans des pays qu’ils ne connaissaient que trop bien après y avoir couvert des conflits brutaux. Leur mission était de visualiser la paix à travers le prisme de leur expérience de journaliste : explorer des villes et villages qui leur étaient familiers, reprendre contact avec des femmes, hommes, civils, personnalités politiques et étudiants qui avaient survécu au conflit ou grandi dans la société d’après-guerre et en savoir plus sur la façon dont l’expérience de « paix » est vécue. Afin d’étoffer ce reportage, la Fondation VII a sollicité la participation de chercheurs et d’artisans de la paix et a invité des citoyens de ces pays à partager leur témoignage avec leurs propres mots.  Rien n’a été occulté ni enjolivé. Nous avons voulu montrer la réalité telle qu’elle est vécue par ceux qui ont subi ou couvert des guerres civiles apparemment inextricables en Bosnie-Herzégovine, au Cambodge, en Colombie, au Liban, en Irlande du Nord et au Rwanda.

Un livre de 400 pages publié en anglais et en français, et distribué aux États-Unis et en Europe. Cette exposition de plus de 150 images montre des travaux de photographes qui ont consacré leur vie à couvrir les périodes de guerre et les événements qui ont suivi. Elle présente des reportages de Gilles Peress en Irlande du Nord et Stephen Ferry en Colombie. Don McCullin livre quant à lui une description très crue de Beyrouth en temps de guerre, tandis que Nichole Sobecki nous accompagne dans les rues de la ville aujourd’hui. Ron Haviv a suivi de près la guerre en Bosnie et, une génération plus tard, il trouve que la situation a nettement moins changé que ce qu’il imaginait. Jack Picone revient au Rwanda, où il s’était rendu pendant la sombre période du génocide, et il est surpris de voir une nation bien décidée à maintenir la paix et la prospérité. Roland Neveu se trouvait au Cambodge lorsque les Khmers rouges se sont emparés de Phnom Penh ; 45 ans plus tard, Gary Knight photographie des Cambodgiens vivant toujours dans le souvenir de cette guerre. Enfin, Nicole Tung nous laisse entrevoir les premiers balbutiements d’un processus de paix suite aux récents conflits en Irak et en Syrie.

La Fondation VII a été créée en 2001 pour aborder de front des questions complexes d’ordre social, économique et environnemental ou relatives aux droits de l’homme par le biais de l’éducation et de documentaires narratifs non fictifs.


Hôtel du Doyen 
Rue Lambert-Leforestier
Ouvert tous les jours du 5 au 11 octobre
Ouvert du mercredi au dimanche du 12 octobre au 1<sup>er</sup> novembre
de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h
Ouvertures exceptionnelles vendredi 9 octobre jusqu’à 19h et samedi 10 octobre de 10h à 18h (journée continue)

Entrée libre

Plus d’informations : https://reflectionsonpeace.org/

 

October 5 @ 10:00

10:00

– 11:00

(1h)

Hôtel du Doyen