Lyse Doucet, présidente du jury de la 33e édition
Elle est l’un des visages et l’une des voix célèbres de la BBC : Lyse Doucet, 67 ans, a accepté l’invitation du Prix Bayeux à présider les travaux du jury en octobre prochain. « Une grande responsabilité » que mesure pleinement la journaliste, elle-même lauréate du Prix Bayeux 2014.

© Lee Durant
Originaire de Bathurst au Nouveau-Brunswick, la Canadienne Lyse Doucet revendique fièrement ses racines acadiennes à travers son intérêt pour la langue et la culture françaises. C’est pourtant bien à Londres que la journaliste est établie depuis 1999, date à laquelle elle a rejoint l’équipe de présentateurs de la BBC. Sa carrière au sein de l’institution britannique a débuté en 1983 : âgée de 25 ans, tout juste diplômée en relations internationales, la jeune Lyse profite alors du dispositif Canadian Crossroads International pour effectuer une mission volontaire qui la conduit jusqu’en Afrique de l’Ouest. À la même période, la BBC y ouvre son premier bureau ; elle devient pigiste. « Je n’avais aucune expérience à part quelques articles, pas d’argent, pas de contacts, pas d’accent britannique. Rien n’allait ! Mais j’ai pris un risque et cela a fonctionné ! On disait autrefois : « au bon endroit au bon moment ». Aujourd’hui, on dit : il faut se créer sa propre chance. » Pour Lyse, il n’y a pas eu de moment clé, de « déclic » pour devenir journaliste. Un livre emprunté à la bibliothèque municipale et dont elle a encore le ticket révèle pourtant une ambition née très tôt. Le titre de l’ouvrage : « Comment devenir journaliste ? »…
Une soif de raconter
De pigiste, Lyse devient correspondante pour la BBC. Son métier – « le plus beau du monde ! » – l’emmène en Afghanistan, à Islamabad, en Iran puis à Amman ou encore à Jérusalem. Des années de voyage et de découverte où elle apprend que « pour mieux raconter une société, il faut la comprendre et donc s’en imprégner ». Raconter une société, rapporter l’actualité, Lyse en fait son leitmotiv. Plus qu’une ambition, c’est un véritable mode de vie qu’elle embrasse. « Être journaliste, c’est une façon d’appréhender la vie, de vivre sa vie. » En s’établissant au Moyen Orient, elle construit des relations, tisse le réseau de contacts qui lui manquait à son arrivée, pour finalement nouer des liens très forts. « À force de couvrir ces régions, elles ne sont plus de simples sujets d’actualité : elles font partie intégrante de nos vies. Aller dans ces pays, rencontrer leurs habitants, c’est comme aller dans des lieux qui, d’une certaine manière, sont comme une seconde patrie. Quand on y vit et qu’on y retourne régulièrement, cela enrichit notre histoire et donne une profondeur à nos reportages. »
Comprendre et ne pas ignorer
Ainsi attachée aux régions touchées par la guerre, Lyse s’attarde naturellement sur le sort des civils. Son reportage « Yarmouk » réalisé en 2013 dans la ville syrienne assiégée lui a valu un Prix Bayeux. On y voit un jeune garçon s’effondrer en larmes au milieu des ruines, affamé et sans espoir. « Je voulais montrer aux auditeurs, aux téléspectateurs, comment les tactiques de guerre les plus brutales, comme le « capitulez ou mourez de faim » médiéval, affectent les personnes qui les subissent. Je voulais aussi leur faire comprendre que, malgré la distance, ces guerres étaient et sont aussi les nôtres. Qu’un monde qui va mal n’est pas celui que nous voulons. » Au cœur des conflits, Lyse a ainsi été le témoin du pire mais également cherché et révélé le meilleur de l’être humain. « Je pense que de nombreux correspondants de notre époque tentent de trouver des lueurs de lumière et d’espoir car je pense que nous en avons tous besoin pour survivre. En temps de guerre, nous devons montrer ces lueurs d’humanité pour surmonter l’inhumanité. »
Un premier roman
Pour montrer le quotidien en temps de guerre et parce que « les gros titres et les reportages ne donnent qu’un aperçu très partiel de la réalité », Lyse Doucet a récemment exploré une nouvelle manière de raconter ; la journaliste chevronnée a ainsi publié son tout premier livre, A finest hotel in Kabul, dans lequel elle dresse le portrait du peuple afghan à travers les histoires personnelles de six employés de l’hôtel Intercontinental de Kaboul. « Dans cet ouvrage, je raconte l’histoire d’Afghans mais cela aurait pu être les Gazaouis, les Soudanais, les Ukrainiens, des personnes confrontées à des guerres dévastatrices. Dans des moments comme ceux-ci, les gens doivent trouver chaque matin le courage de se lever et d’affronter leur journée. En temps de guerre, non seulement la vie continue mais elle doit continuer car les gens, quand ils le peuvent, s’accrochent à ce qu’il leur reste de vie. » De cette nouvelle expérience d’auteur, « positive et enrichissante », Lyse ressort « d’autant plus convaincue de l’importance de l’art de raconter : non seulement les histoires mais aussi la manière dont nous les racontons ».
Madame la Présidente
Et comment raconter ce qui se passe dans le monde à l’heure de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux ? Cette question, elle compte bien la mettre à l’ordre du jour du prochain Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre dont elle présidera les travaux du jury. Impatiente de retrouver ses collègues et amis, d’honorer la mémoire de celles et ceux dont les noms sont gravés au Mémorial des reporters, d’échanger avec la jeune génération, Lyse Doucet se prépare très sérieusement à son rôle de Présidente. « Remporter un prix attribué par ses pairs est très particulier. Je le sais car je l’ai vécu. Aussi ai-je conscience de cette grande responsabilité. » Les discussions promettent ainsi d’être riches cet automne dans la petite ville française que les étrangers prononcent maladroitement « Bayou ». Lyse Doucet s’en amuse d’ailleurs beaucoup ! « Bayou, notre petit bijou ! » Après les « Oscars du journalisme » par Ed Vuliamy, « Bayou, le petit bijou des reporters de guerre » s’apprête à accueillir l’une des perles du journalisme. Un honneur partagé.
Lyse Doucet est l’une des membres fondatrices du Marie Colvin Journalists’ Network, une association caritative qui œuvre auprès des femmes journalistes arabes, créée en mémoire de Marie Colvin, assassinée par des tirs de l’armée syrienne à Homs en 2012. Elle s’implique également dans de nombreuses autres associations caritatives, telles que Friends of Aschiana UK, qui vient en aide aux enfants des rues qui travaillent en Afghanistan, et la Linda Norgrove Foundation, nommée en l’honneur de Linda, kidnappée et assassinée par les talibans afghans en 2010. Elle est membre senior du Massey College de l’Université de Toronto, membre de la Royal Scottish Geographical Society, membre de l’Ordre du Canada et a été décorée de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) dans la liste d’honneur de la Reine en 2014.
QUELQUES REPÈRES
1983-1988 – Pigiste en Afrique de l’Ouest pour les médias canadiens et la BBC
1989-1993 – Correspondante de la BBC à Islamabad et à Kaboul
1994 – Ouvre le bureau de la BBC à Amman, Jordanie
1995-1999 – Correspondante de la BBC au Moyen-Orient, basé à Jérusalem
1999 – Rejoint l’équipe de présentateurs de la BBC
2002 – Elle est la seule journaliste à accompagner le président afghan Hamid Karzai au mariage de son frère durant lequel une tentative d’assassinat a lieu. Elle et son équipe ont été nominées pour un Royal Television Society Award pour leur couverture exclusive de la tentative d’assassinat
2007 – Nommée personnalité internationale de télévision de l’année par l’Association for International Broadcasting
2009 – Prix Peabody pour un reportage réalisé en Afghanistan sur la mortalité maternelle
2010 – Prix d’or de la Sony Radio Academy dans la catégorie « Journaliste de l’année »
– Prix David Bloom pour un reportage réalisé en Afghanistan
2014 – Documentaire Children of Syria, réalisé en collaboration avec le cinéaste Robin Barnwell, nominé dans la catégorie « Meilleur documentaire » aux BAFTA Awards 2015
– Prix Bayeux, catégorie télévision pour son reportage en Syrie « Yarmouk »
– Emmy Award et Peabody Award pour le travail réalisé par son équipe en Syrie
– Est nommée Officier de l’Ordre de l’Empire britannique sur la liste d’honneur de la Reine pour sa contribution au journalisme
2015 – Réalise le documentaire Children of the Gaza War avec le cinéaste James Jones
2016 – Reçoit un Columbia Journalism Award pour l’ensemble de son œuvre
2017 – Reçoit le prix Outstanding Contribution to Broadcasting lors des International Media Awards. Ce prix est décerné aux journalistes dont l’ensemble du travail a permis une meilleure compréhension et, par conséquent, une augmentation des perspectives de paix
2018 – Syrie : La guerre mondiale, documentaire réalisé pour BBC Two et BBC World
– Premier épisode de Her Story Made History, une série en cinq parties sur BBC Radio 4 qui dresse le portrait de cinq femmes remarquables. Le thème est la relation entre les femmes et la démocratie
– Est nommée membre de l’Ordre du Canada
2021 – Réalise de nombreux reportages depuis l’aéroport de Kaboul après l’offensive des talibans dans le pays
– Présentateur de l’année – Press Club de Londres
2022 – Aux côtés de Clive Myrie, elle contribue à la couverture par la BBC de l’invasion russe de l’Ukraine, depuis Kiev
– Médaille du journalisme du Hay Festival
– Prix Shifa Gardi
2024 – Prix John Peter et Anna Catherine Zenger pour la liberté de la presse, décerné par l’École de journalisme de l’Université d’Arizona
2026 – Le livre The Finest Hotel in Kabul a été présélectionné pour le prix Baillie-Gifford, sélectionné pour le prix Nero, et figure désormais parmi les finalistes du prix Women’s Prize.
Visuel
Le visuel de l’affiche 2026 reprend une photo du reportage primé en 2025. Il s’agit d’un cliché issu du photographe palestinien Saher Alghorra qui collabore avec Zuma Press et The New York Times sur Gaza.

Légende : Des Palestiniennes compressées par la foule, tentent d’obtenir de la nourriture dans une cantine caritative, en pleine crise alimentaire, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 29 novembre 2024.
Originaire de la ville de Gaza, Saher Alghorra est un photojournaliste palestinien dont le regard témoigne de l’urgence et de la complexité du terrain. Diplômé en relations publiques et médias de l’Université de Gaza, il débute sa carrière en 2017 en capturant la beauté et le quotidien de sa ville natale avant de consacrer son travail à la documentation des conflits pour alerter l’opinion internationale.
Collaborateur régulier du New York Times, ses clichés ont fait le tour du monde, s’affichant en « Une » de titres prestigieux tels que Time Magazine, The Guardian, The Washington Post et le Wall Street Journal.
Reconnu par ses pairs pour la force et l’éthique de son travail, Saher Alghorra a accumulé des distinctions internationales majeures en un temps record.
Lauréat du Prix Bayeux des correspondants de guerre (Jeune Reporter) en 2024, vainqueur de l’International Freelance Photojournalism Award (IFPA) en 2025 et du World Press Photo en 2026, il s’est imposé comme une voix visuelle incontournable de sa génération. Son talent a également été salué par l’UNICEF, les Istanbul Photo Awards et le programme Joop Swart Masterclass.
© Prix Bayeux Calvados-Normandie 2025 – Saher Alghorra / Zuma Press
Les Rencontres Nikon
Depuis plusieurs années, Nikon s’engage aux côtés du Prix Bayeux, témoignant ainsi de son fervent soutien au photojournalisme et de son implication durable dans la défense des valeurs de vérité et de liberté d’expression. Cette année encore, cet engagement se concrétise à travers la reconduction de son partenariat avec le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, lui permettant ainsi de continuer de soutenir et de célébrer le travail des photojournalistes qui capturent des récits poignants et cruciaux à travers le monde. En plus de parrainer le Prix Photo, la marque soutiendra à nouveau l’exposition extérieure dans les rues de Bayeux, et reconduira les Rencontres Nikon, véritable moment d’échange et de partage entre les professionnels et le public.

Un rendez-vous exceptionnel à destination des scolaires
© J. Ledolley / Prix Bayeux
À l’occasion de la 33e édition du Prix Bayeux, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et le journal Ouest-France proposent un rendez-vous éducatif exceptionnel à destination des lycéens de Normandie et collégiens du Calvados : "Les rencontres HCR – Ouest-France".
Partenaires du Prix Bayeux Calvados-Normandie, le HCR et le journal Ouest-France invitent les scolaires à rencontrer des intervenants réfugiés qui témoigneront de leur parcours d’exil et d’inclusion en France. Des experts du HCR seront également présents pour expliquer l’importance de la protection internationale pour ceux qui fuient la guerre et les persécutions.
À l’heure de l’immédiateté de l’information, le HCR et le journal Ouest-France souhaitent permettre aux jeunes d’avoir accès à la bonne information et de comprendre la situation des réfugiés en France et à travers le monde.
Prix Bayeux Calvados-Normandie 2025 : Cérémonie de remise des prix
Visionnez l’intégralité de la cérémonie du 11 octobre 2025
32e Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre : le palmarès
Plus de quarante grands reporters étaient réunis à Bayeux, les 10 et 11 octobre 2025, pour délibérer et décerner les sept trophées des catégories photo, presse écrite, radio, télévision, télévision grand format, jeune reporter (presse écrite) et image vidéo. Trois prix spéciaux ont également été attribués : le Prix Région Normandie des lycéens et des apprentis (télévision), le Prix du public (photo) et le Prix Ouest-France – Jean Marin (presse écrite). Présidé par Jon Lee Anderson, le jury international de ce 32e Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre a rendu son verdict…
Le mot de Jon Lee Anderson, président du jury international :
« C’est sans aucun doute l’une des propositions journalistiques les plus convaincantes que j’aie vues depuis mon arrivée au Prix Bayeux. Nous avons évalué un éventail incroyable de reportages, parmi lesquels de nombreux exemples d’excellence journalistique, provenant du monde entier. Nous avons eu des débats animés, toujours stimulants et définitivement enrichissants. Je suis fatigué, mais je suis très satisfait du processus que nous avons engagé, et je suis convaincu que le public approuvera nos choix. »
CATÉGORIE PHOTO – JURY INTERNATIONAL
PRIX NIKON
1er Prix
Saher ALGHORRA
ZUMA PRESS / THE NEW YORK TIMES
Trapped in Gaza: Between Fire and Famine
GAZA

2e Prix
Ali JADALLAH
ANADOLU AGENCY
Attaques israéliennes sur Gaza
GAZA
3e Prix
Jehad ALSHRAFI
Associated Press
An Ongoing War in Gaza
GAZA
CATÉGORIE TV – JURY INTERNATIONAL
PRIX AMNESTY INTERNATIONAL
1er Prix
Julie DUNGELHOEFF
James ANDRÉ
Sofia AMARA
France 24
Les rescapés de l’enfer des geôles de Bachar al-Assad
SYRIE
2e Prix
Solenn RIOU
Pauline LORMANT
Oleksii SAUCHENKO
TF1
En immersion avec les commandos ukrainiens sur le front
UKRAINE
3e Prix
Jomana KARADSHEH
Tareq AL HILOU
Mohammed AL SAWALHI
Mick KREVER
Mark BARON
CNN
Ce que quatre heures révèlent sur la vie des enfants à Gaza
GAZA
CATÉGORIE PHOTO – PRIX DU PUBLIC
PARRAINÉ PAR ISIGNY SAINTE-MÈRE & GROUPE NUTRISET
1er Prix
Ali JADALLAH
ANADOLU AGENCY
Attaques israéliennes sur Gaza
GAZA

CATÉGORIE PRESSE ÉCRITE – JURY INTERNATIONAL
PRIX DU DÉPARTEMENT DU CALVADOS
1er Prix
Wolfgang BAUER
Zeit Magazin
Les oubliés
SOUDAN
2e Prix
Declan WALSH
The New York Times
Le Soudan en feu
SOUDAN
3e Prix
Alexander CLAPP
The Economist
Cocaïne, bananes et enfants sans langue : dans les coulisses du tout dernier narco État du monde
ÉQUATEUR
CATÉGORIE RADIO – JURY INTERNATIONAL
PRIX DU COMITÉ DU DÉBARQUEMENT
1er Prix
Maurine MERCIER
RTS – RTBF
Pokrovsk : deux fleurs dans les ruines
UKRAINE
2e Prix
Manon CHAPELAIN
RFI
Barrage de Tichrine : le dernier front de Syrie
SYRIE
3e Prix
Aurélien COLLY
RADIO FRANCE
Syrie : la folie de la tyrannie
SYRIE
CATÉGORIE JEUNE REPORTER (PRESSE ÉCRITE) – JURY INTERNATIONAL
PRIX CRÉDIT AGRICOLE NORMANDIE
1er Prix
Pierre TERRAZ
Pour POLITIS, NEUE ZÜRCHER ZEITUNG, GRANDS REPORTAGES
Birmanie : plongée clandestine dans la guerre civile
BIRMANIE
CATÉGORIE TV GRAND FORMAT – JURY INTERNATIONAL
PRIX MÉMORIAL DE CAEN
1er Prix
Agnès NABAT
Marianne GETTI
KRAKEN FILMS pour ARTE Reportage
Tigré : viols, l’arme silencieuse
ÉTHIOPIE
CATÉGORIE IMAGE VIDÉO – JURY INTERNATIONAL
PRIX ARTE, FRANCE MÉDIAS MONDE, FRANCE TÉLÉVISIONS
1er Prix
Edward KAPROV
Lila Production pour ARTE Reportage
Donbass, entre la vie et la mort
UKRAINE
CATÉGORIE PRESSE ÉCRITE – PRIX OUEST-FRANCE – JEAN MARIN
1er Prix
Declan WALSH
The New York Times
Le Soudan en feu
SOUDAN
CATÉGORIE TV – PRIX RÉGION NORMANDIE DES LYCÉENS ET DES APPRENTIS
1er Prix
Jomana KARADSHEH
Tareq AL HILOU
Mohammed AL SAWALHI
Abeer SALMAN
Mick KREVER
Mark BARON
CNN
Ce que quatre heures révèlent sur la vie des enfants à Gaza
GAZA
Voyageurs du Monde, nouveau partenaire
Né il y a 40 ans et en perpétuel mouvement, Voyageurs du Monde conçoit des voyages dans le respect des hommes, des cultures et
de leur environnement. Persuadé que le tourisme est un outil parmi d’autres pour améliorer la paix dans le monde, le respect des
droits de l’Homme et le développement économique des pays les plus démunis, Voyageurs du Monde s’engage à travers :
- Des voyages basés sur la rencontre, l’analyse, le partage et la promotion de valeurs universelles fortes.
- Des projets spécifiques : la Satyagraha House à Johannesburg en Afrique du Sud (maison d’hôtes et musée dédié à Gandhi, qui
y vécut et y développa sa doctrine de la résistance pacifique désormais universelle).
- Son soutien à diverses organisations d’aide humanitaire et de défense des droits humains : Unitaid, Human Rights Watch et la
FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme).
- Des actions sociales : à travers sa fondation Philippe Romero Insolite Batisseur Foundation, Voyageurs du Monde alloue près
de 2 millions d’euros par an à divers projets humanitaires, environnementaux et sociétaux (aide aux personnes en situation
d’exclusion, aide aux migrants, lutte contre le réchauffement climatique), portés par des associations telles que SOS Méditerranée
et le Refettorio.
L’investissement de Voyageurs du Monde aux côtés du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre s’inscrit dans
la droite ligne de ses engagements.

Jon Lee Anderson, témoin de son époque
L’Américain Jon Lee Anderson, 68 ans, a accepté l’invitation du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre : en octobre prochain, le célèbre reporter de guerre du New Yorker – auteur du best-seller Che Guevara – présidera les travaux du jury. Une nouvelle expérience pour cet insatiable aventurier…

© Valentyn Kuzan
Né au sein d’une famille que lui-même qualifie de multiculturelle, Jon Lee Anderson explique avoir eu une enfance atypique. « J’ai grandi dans différents pays : mon père travaillait pour les services extérieurs américains et ma mère était autrice de livres jeunesse. Ensemble ils ont eu trois enfants naturels et en ont adopté deux. » Une éducation cosmopolite et un environnement qui lui permettent de prendre rapidement conscience du monde qui l’entoure.
Un monde qui n’est pas en paix
Ses premiers rapports à la guerre remontent à sa petite enfance. « Je me souviens être allé avec mon père, à l’âge de trois ans, à la frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, et avoir observé un soldat nord-coréen qui montait la garde. Il se tenait là, à quelques mètres, nous fixant d’un air impassible et sans un mot. » S’il ne saisit pas le concept même de conflit, il comprend néanmoins qu’un autre monde existe. « Un monde qui n’est pas en paix. » À la même époque, il entrevoit, aux côtés de sa mère, les conséquences de la guerre sur les populations civiles. « Elle avait un livre sur Picasso avec de nombreuses photos de l’artiste. L’une d’elles m’avait particulièrement perturbé : le peintre fixait des clichés de victimes de la guerre civile espagnole. Son visage exprimait une grande tristesse. J’ai harcelé ma mère pour comprendre : pourquoi ? Pourquoi cet homme était-il si triste ? Pourquoi ces corps étaient-ils sans vie ? Et comment, comment peut-on ne serait-ce qu’imaginer perpétrer de telles horreurs ? J’ai compris à cet instant précis qu’il y avait dehors une chose qu’on appelait la guerre, pour laquelle les Hommes pouvaient prendre les armes et tuer. » Quelques années plus tard, alors que la famille s’installe pour la première fois aux États-Unis, le jeune Jon Lee marche avec ses parents contre Nixon et la guerre au Vietnam. Nous sommes en 1968 et l’année est également marquée par les assassinats de Martin Luther King et Robert Francis Kennedy. « Un sentiment d’injustice dans mon propre pays qui marque mon éveil politique. » Et sa soif de comprendre. Comprendre la guerre, comprendre sa genèse et ses mécanismes. « Le début, je suppose, d’une sorte de quête morale. »
Témoin de son époque
Lecteur assidu de biographies en tout genre (surtout d’explorateurs modernes), Jon Lee nourrit ses envies d’aventure et de découverte du monde. Encouragé et inspiré par sa mère, il ambitionne rapidement de devenir lui aussi écrivain. Mais pas n’importe lequel. « Je voulais être témoin de mon époque. » Biberonné aux voyages, éveillé aux conditions humaines et doté d’une certaine audace, l’adolescent insouciant débute sa quête. D’abord chaperonné par des contacts de ses parents – à l’âge de neuf ans, il passe une semaine avec un employé de son père, à quelques kilomètres de Taiwan, à pêcher et chasser, vit quelques semaines dans un ranch en Australie à seulement 11 ans, avant de rejoindre, à 13 ans, oncle et tante, biologistes, au Libéria – Jon Lee prend rapidement son envol. Sur un continent alors rongé par les batailles anticoloniales, il lit les correspondants de guerre, s’intéresse de plus en plus à la politique et touche du doigt le journalisme… Auteur ou reporter de guerre ? « Les deux ont fusionné. » Depuis l’Afrique, Jon Lee rejoint bientôt l’Amérique du Sud et le Pérou – où il débute en tant que reporter – puis l’Amérique Centrale et le Nicaragua où les Sandinistes affrontent la dictature des Somoza.
Jeune journaliste, il couvre durant les années qui suivent les différentes guerres civiles qui embrasent la région : Nicaragua, Guatemala, Salvador, Grenade, Suriname… Il approche et côtoie les guérilleros, certains leaders insurgés, analyse leur façon de vivre et de s’organiser. « À partir de cet instant, j’ai commencé à comprendre la guerre. » La comprendre mais aussi la vivre. « J’ai reçu une balle, vu mes premiers cadavres, ressenti l’injustice, été capturé… Tout ce qui peut arriver quand vous êtes au coeur d’une guérilla. »
Un premier livre pour comprendre la psychologie de la violence
Particulièrement concerné par la condition humaine et frustré de ne pouvoir s’attarder sur cet aspect de la guerre dans ses articles, Jon Lee décide d’écrire un ouvrage sur le monde de l’insurrection. Guerrillas: journeys in the insurgent world sort en 1992 après quatre années passées avec des groupes insurgés dans différentes parties du monde. « Je suis retourné au Salvador, en Palestine – notamment à Gaza – je suis allée en Afghanistan, dans le Sahara occidental et en Birmanie. J’ai côtoyé des combattants difficiles, parfois hostiles et quelquefois psychopathes. Tous n’acceptaient pas les étrangers. Mais la plupart étaient des gens comme nous, qui, pour diverses raisons, avaient choisi de vivre en résistant contre ce qu’ils considéraient comme des systèmes gouvernementaux injustes ou corrompus. Je voulais documenter leurs motivations, leur mode de vie, la façon dont ils créent une nouvelle société. Je voulais trouver des réponses à mes questions et comprendre la psychologie de la violence. Cela a vraiment été l’aboutissement de ma quête pour comprendre la guerre. » De cet ouvrage naîtra ensuite une biographie : celle de Che Guevara, un best-seller. « Il était l’incarnation, la personnification de tous ces hommes auxquels je m’étais intéressé. » L’ouvrage est une véritable enquête. « Et une chance pour moi de faire alors quelque chose de différent et de nouveau. » Il passera cinq ans sur cette publication avant d’entamer ce qu’il décrit comme « la deuxième partie de sa carrière ».
Quelqu’un qui comprend la guerre
Une deuxième partie qui débute le 11 septembre 2001. « J’ai senti que je devais retourner en Afghanistan car je connaissais le pays. » Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Somalie, Libéria, Mali, Liban… Les destinations s’enchaînent et Jon Lee trouve réponse à ses questions. « Au lieu de devenir naturaliste – ce que je rêvais d’être enfant – je suis devenu quelqu’un qui comprend la guerre. Cela ne veut pas dire que je l’approuve, mais je la comprends. Entrer en guerre est le pire que l’humain puisse faire. Et pourtant, aussi terrible soit-elle, la guerre devient parfois le seul moyen pour une société de survivre. C’est une réalité de l’histoire de l’humanité qui dure depuis toujours. » Fin analyste, Jon Lee Anderson se sent parfois désœuvré face à l’actualité. « J’observe les conflits et je sais quand le point de non-retour est franchi ; c’est une sensation terrible de savoir qu’il n’y a, à cet instant-là, pas d’autre issue que la guerre. » L’actualité, c’est aussi la situation dans son propre pays. Américain ayant vécu majoritairement en dehors des États-Unis, il porte un regard extérieur sur la politique actuelle. « Je vois le pays comme les étrangers le voient. Mais en raison de ma nationalité, je me sens obligé de décrypter cette “Trumpification” de la politique américaine et d’apporter un éclairage sur ce dont nous devons nous méfier. »
Ce regard sur les États-Unis et sur le monde, Jon Lee Anderson le partagera avec ses pairs en octobre prochain à Bayeux. Habitué du Prix avec plusieurs participations aux travaux du jury, il endosse cette fois le rôle de Président. Il succède ainsi à Clarissa Ward mais également à deux de ses proches confrères et amis : Ed Vulliamy (2020) et Thomas Dworzak (2022).
L’enfant qui s’interrogeait, l’adolescent qui n’avait aucune crainte (sauf des foules), l’homme qui voulait témoigner de son époque va devoir décrypter et départager le meilleur du journalisme de guerre. « Une tâche difficile mais un grand honneur. »
« Comment peut-on tuer ? Comment peut-on en arriver là ? Je voulais comprendre comment des sociétés arrivent à justifier légalement, moralement, une guerre. C’est la chose la plus terrible que l’on peut faire. Entrer en guerre pour ensuite redevenir dans certains cas une “nation civilisée”et en paix. Ma quête pour comprendre la guerre tire son origine de cette contradicton morale. »
QUELQUES REPÈRES
1986 Inside the League (co-auteur Scott Anderson)
1988 War Zones: Voices from the World’s Killing Grounds (co-auteur Scott Anderson)
1992 Guerrillas: journeys in the insurgent world, Times Books
1997 Che Guevara: a revolutionary life, Grove Press, New York Times Notable book of the year
1998 Commence à travailler pour The New Yorker. Pour le magazine, il couvrira la Syrie, le Liban, la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, l’Angola, la Somalie, le Soudan, le Mali, le Libéria et régulièrement l’Amérique Latine
2003 The Lion’s Grave: dispatches from Afghanistan, Grove Press
2004 The Fall of Baghdad, Penguin Press
2020 Che, une vie révolutionnaire, Vuibert (adaptation BD)
Août 2025 To Lose a War: The Fall and Rise of the Taliban, Penguin Press
Les Rencontres Nikon
Depuis plusieurs années, Nikon s’engage aux côtés du Prix Bayeux, témoignant ainsi de son fervent soutien au photojournalisme et de son implication durable dans la défense des valeurs de vérité et de liberté d'expression. Cette année encore, cet engagement se concrétise à travers la reconduction de son partenariat avec le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, lui permettant ainsi de continuer de soutenir et de célébrer le travail des photojournalistes qui capturent des récits poignants et cruciaux à travers le monde. En plus de parrainer le Prix Photo, la marque soutiendra à nouveau l’exposition extérieure dans les rues de Bayeux, et reconduira les Rencontres Nikon, véritable moment d’échange et de partage entre les professionnels et le public.

Visuel
Le visuel de l’affiche 2025 reprend une photo du reportage primé en 2024. Il s’agit d’un cliché issu du photographe palestinien Mahmud Hams de l’AFP sur Gaza dans l’enfer de la guerre.

Légende : Une Palestinienne réagit après une frappe israélienne, alors que d’autres se précipitent à la recherche de victimes dans les décombres d’un bâtiment à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 octobre 2023.
Mahmud Hams est diplômé de l’université islamique de Gaza en journalisme et information. Il rejoint l’AFP en 2003 et couvre l’actualité quotidienne dans la bande Gaza ainsi qu’occasionnellement en Libye et en Egypte. Il est lauréat de nombreux prix internationaux.
Il a déjà été distingué à plusieurs reprises par le Prix Bayeux des Correspondants de guerre : en 2007 pour une photo de jeunes Palestiniens fuyant un bombardement de l’armée israélienne ; puis en 2018 pour son travail sur le mouvement de protestation appelé la « Grande marche du retour » qui mobilisaient des milliers de Palestiniens le long de la frontière.
© Prix Bayeux Calvados-Normandie 2024 – Mahmud Hams / AFP
Un rendez-vous exceptionnel à destination des scolaires
© UNHCR / Clémence Enjelvin
À l’occasion de la 32e édition du Prix Bayeux, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et le journal Ouest-France proposent un rendez-vous éducatif exceptionnel à destination des lycéens de Normandie et collégiens du Calvados : "Les rencontres HCR – Ouest-France".
Partenaires du Prix Bayeux Calvados-Normandie, le HCR et le journal Ouest-France invitent les scolaires à rencontrer des intervenants réfugiés qui témoigneront de leur parcours d’exil et d’inclusion en France. Des experts du HCR seront également présents pour expliquer l’importance de la protection internationale pour ceux qui fuient la guerre et les persécutions.
À l’heure de l’immédiateté de l’information, le HCR et le journal Ouest-France souhaitent permettre aux jeunes d’avoir accès à la bonne information et de comprendre la situation des réfugiés en France et à travers le monde.
Prix Bayeux Calvados-Normandie 2024 : Cérémonie de remise des prix
Visionnez l’intégralité de la cérémonie du 12 octobre 2024
31e Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre : le palmarès
Plus de quarante grands reporters étaient réunis à Bayeux, les 11 et 12 octobre 2024, pour délibérer et décerner les sept trophées des catégories photo, presse écrite, radio, télévision, télévision grand format, jeune reporter (photo) et image vidéo. Trois prix spéciaux ont également été attribués : le Prix Région Normandie des lycéens et des apprentis (télévision), le Prix du public (photo) et le Prix Ouest-France – Jean Marin (presse écrite). Présidé par Clarissa Ward, le jury international de ce 31e Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre a rendu son verdict…
Le mot de Clarissa Ward, présidente du jury international :
« J’ai été tellement impressionnée par les reportages que nous devions départager. Si esthétiques, audacieux, courageux et essentiels… J’aurais aimé tous les récompenser. Nous avons eu d’importants échanges durant les travaux du jury. Les discussions et débats ont également été très enrichissants pour moi : j’ai beaucoup appris grâce au regard de mes collègues de télévision, radio, photographie et presse écrite. Cela m’a rendu très fière d’être journaliste. »
CATÉGORIE PHOTO – JURY INTERNATIONAL
PRIX NIKON
1er Prix
Mahmud HAMS
AFP
Gaza, in the hell of war
GAZA

2e Prix
Kostiantyn LIBEROV
LIBKOS
La guerre en Ukraine. Douleur, désespoir et espoir
UKRAINE
3e Prix
Ali JADALLAH
ANADOLU AGENCY
Attaques israéliennes sur la bande de Gaza
GAZA
CATÉGORIE TV – JURY INTERNATIONAL
PRIX AMNESTY INTERNATIONAL
1er Prix
Mohammed ABU SAFIA
John IRVINE
ITV NEWS
Le drapeau blanc
GAZA
2e Prix
Nicolas COADOU
David COULOUME
Manuella BRAUN
BFM TV
Kharkiv, la mort en face
UKRAINE
3e Prix
Ahmad ABU AJWA
John SPARKS
SKY NEWS
Les dernières heures de la famille Khattab
GAZA
CATÉGORIE PHOTO – PRIX DU PUBLIC
PARRAINÉ PAR GROUPE NUTRISET – ISIGNY SAINTE-MÈRE
1er Prix
Kostiantyn LIBEROV
LIBKOS
La guerre en Ukraine. Douleur, désespoir et espoir
UKRAINE

CATÉGORIE PRESSE ÉCRITE – JURY INTERNATIONAL
PRIX DU DÉPARTEMENT DU CALVADOS
1er Prix
Rami ABOU JAMOUS
ORIENT XXI
Journal de Gaza
GAZA
2e Prix
Lily HYDE
ATAVIST MAGAZINE
2000 miles de chez moi
UKRAINE
3e Prix
Matthieu AIKINS
THE NEW YORK TIMES
America’s Monster
AFGHANISTAN
CATÉGORIE RADIO – JURY INTERNATIONAL
PRIX DU COMITÉ DU DÉBARQUEMENT
1er Prix
Andrew HARDING
BBC NEWS
L’histoire de Sara
FRANCE
2e Prix
Omar OUAHMANE
RADIO FRANCE
Haïti, de la perle des Antilles à l’enfer des gangs
HAÏTI
3e Prix
Sami BOUKHELIFA
RFI
Israël – Palestine : deux enfants fauchés par la guerre
ISRAËL – TERRITOIRES PALESTINIENS
CATÉGORIE JEUNE REPORTER (PHOTO) – JURY INTERNATIONAL
PRIX CRÉDIT AGRICOLE NORMANDIE
1er Prix
Saher ALGHORRA
Freelance pour ASSOCIATED PRESS, ZUMA PRESS
Gaza strip: the impact of the war on civilians
GAZA

2e Prix
Loay AYYOUB
Freelance
The Israeli war on Gaza and its impact on civilians
GAZA
CATÉGORIE TV GRAND FORMAT – JURY INTERNATIONAL
PRIX MÉMORIAL DE CAEN
1er Prix
Rami ABOU JAMOUS
Fabrice BABIN
Bertrand SEGUIER
BFM TV
Gaza, fuir l’enfer
GAZA
2e Prix
Charles EMPTAZ
Olivier JOBARD
ARTE REPORTAGE
Haïti : les mots contre les balles
HAÏTI
CATÉGORIE IMAGE VIDÉO – JURY INTERNATIONAL
PRIX ARTE, FRANCE 24, FRANCE TÉLÉVISIONS
1er Prix
Marc DE CHALVRON
Florian LE MOAL
Ludovic LAVIELLE
Laroslav OLIINYK
FRANCE 2
Soldats à bout de souffle
UKRAINE
CATÉGORIE PRESSE ÉCRITE – PRIX OUEST-FRANCE – JEAN MARIN
1er Prix
Rami ABOU JAMOUS
ORIENT XXI
Journal de Gaza
GAZA
CATÉGORIE TV – PRIX RÉGION NORMANDIE DES LYCÉENS ET DES APPRENTIS
1er Prix
Nicolas COADOU
David COULOUME
Manuella BRAUN
BFM TV
Kharkiv, la mort en face
UKRAINE
France Info en direct et en public de Bayeux
L'émission de Frédéric Carbonne "Tout public" sera en direct et en public vendredi 11 octobre de 13h30 à 14h depuis l'Hôtel du Doyen, rue Lambert Leforestier.
Accès libre
Inscriptions Prix du public
Un jury public désignera, samedi 12 octobre, son lauréat dans la catégorie Photo.
Ce prix du public sera décerné lors de la soirée de remise des prix.
10 h : vote du jury du public parrainé par Groupe Nutriset - Isigny Sainte-Mère
11 h : temps d'échange avec la photojournaliste Diana Zeyneb Alhindawi
Samedi 12 octobre à 10h
Halle ô Grains
66, rue Saint-Jean
Ouverture des portes à 9 h 30
Réservation indispensable ici
En cas d'impossibilité de dernière minute, veuillez nous prévenir au 02 31 51 60 47











